Méthodes de conception

Méthodes de conception

DEVELOPPEMENT DE PASSERELLES ENTRE DES METHODES DE CONCEPTION ET LA DEMARCHE D’INVENTION

Alors que les entreprises prennent connaissance de la méthode d’innovation TRIZ, se pose de façon aiguë le problème de l’intégration de cette méthode avec les autres outils de conception tels que AMDEC, analyse de la valeur, analyse fonctionnelle, arbres des causes. Les logiciels existants sont centrés sur l’outil lui-même et non l’interface avec les autres méthodes.

La méthode TRIZ est une méthode de conception qui permet de déplacer les contradictions physiques d’un problème d’innovation et de les transformer en une solution physique décalée mais rencontrée fréquemment dans les brevets ayant traités de ce type de problème.

C’est dans ce cadre que fut monté le projet de partenariat technologique « Développement de passerelles entre les méthodes de conception et la démarche d’invention TRIZ », projet porté par l’Institut de Productique de Besançon et le PRéCI. Il vise à établir et caractériser les liens entre la méthode TRIZ et les méthodes et outils utilisés en conception. La démarche conduite dans le cadre de ce travail de recherche est passée par une décomposition des méthodes en « blocs élémentaires », pour arriver à une description des données manipulées par chacun de ces blocs. A l’issue de cette démarche, 14 passerelles méthodologiques ont été formulées et retranscrites au format UML (Unified Modeling Language). L’objectif étant de proposer l’utilisation opportuniste de notions, de cadres de représentation ou encore d’outils de TRIZ dans des démarches de conception portées par exemple par l’Analyse Fonctionnelle, le QFD ou encore l’AMDEC.

Co-financé par l’Etat (DRIRE) et la région Franche-Comté, ce projet a également réuni plusieurs acteurs industriels de la région Franche-Comté : la société TDC Software, entreprise demandeuse du projet, ainsi que quatre PME franc-comtoises : Diager S.A.Malachowski S.A.Sophysa et Master Plast. L’expertise méthodologique est assurée par des experts d’ADEFI, du laboratoire M3M de l’UTBM ainsi que du LAB.

Traitements de surface

INOVACHROME

INOVACHROME est une ACI (Action Collective Industrielle**) de type transfert de technologie dont la mission consiste à étudier les potentialités offertes sur le marché concernant la substitution des procédés utilisant le chrome VI. L’objectif est de permettre aux industriels du secteur automobile, ferroviaire, aéronautique, bâtiment, ,… de faire le choix in fine d’une technologie adaptée à leurs problématiques. Ainsi, nous intervenons dans la pré-selection des technologies existantes puis procédons à différents tests suivant le cahier des charges de l’industriels.

**Le principe d’une ACI consiste à mutualiser les besoins et ressources pour mener à bien un transfert de technologie ou un projet de R & D

Micro-outils

SOLUTIONS LOGICIELLES

Destinées à faciliter les activités tertiaires récurrentes d’une entreprise (conception, développement, conduite de projet, traitement d’une affaire), les solutions logicielles actuellement disponibles sur le marché sont souvent inadaptées : les outils proposés de type CAO ou ERP sont, en effet, soit trop conséquents et contraignants (ils couvrent un très large périmètre et imposent une modification des usages), soit trop éloignés de la spécificité des activités cibles de l’entreprise. Or, en quête de productivité, les entreprises recherchent un outil précis, adapté à leurs pratiques, ménageant une grande souplesse d’utilisation, et personnalisable afin de dégager du temps et se concentrer sur leur cœur de métier

Face à ce constat, l’équipe CID (Conception Innovante et Distribuée) du laboratoire M3M de l’UTBM, le laboratoire RECITS (UTBM ), le  LAB (UFC)  ainsi que Tech-Cico (UTT), appuyés par ADEFI (Agence pour le Développement de l’Efficience et de l’Innovation) ont décidé de mettre au point une solution logicielle innovante répondant à leur besoin : le micro-outil.

Le micro-outil offre au concepteur une aide substantielle mais assez locale, c’est-à-dire qu’il va lui permettre de réaliser mieux ou plus rapidement une activité récurrente, tout en le laissant organiser librement son processus global de travail. Facile à comprendre et à paramétrer pour l’utilisateur, le micro-outil présente également d’autres atouts du point de vue du développeur informatique : il est architecturalement simple, évolutif, intégrable dans une plate-forme et dans une base de données, capable d’exporter les résultats de ses traitements sous un format standard, autonome et réactif.

Co-financé par le PRéCI (Pôle Régional de Conception et d’Innovation) dans le cadre de son Plan d’actions, l’ANR au titre du programme « 2006-CPER-Franche-Comté » et les fonds propres des laboratoires M3M et RECITS, le projet a été mis en œuvre grâce aux sociétés belfortaines Intégral Média et Nelda multimedia et a permis de développer une gamme de micro-outils, mobilisant ainsi l’équipe pendant environ 4 ans

Micro usinage

REALISATION DE PLATES-FORMES DE POSITIONNEMENT DE FIBRES OPTIQUES

Le silicium est le matériau phare de l’industrie microélectronique. Sous forme monocristalline, ce matériau peut être chimiquement usiné de façon anisotrope en ayant recours à des solutions de gravure ad hoc. Il est possible, en choisissant judicieusement la solution de gravure utilisée, l’orientation cristalline du cristal et l’orientation du masque de gravure par rapport au cristal, d’usiner de façon anisotrope le silicium. Les ratios de vitesses entre les différentes familles de plans cristallographiques permettent ainsi de réaliser des structures tridimensionnelles.

Dans le cadre de ce projet, les structures obtenues après gravures étaient des sillons en forme de V, délimités par les plans cristallographiques (111) du silicium. Le masque de gravure est réalisé à partir d’un dépôt couche mince structuré par photolithographie, permettant d’atteindre des précisions de positionnement des axes des sillons inférieures au micromètre.

Au début des années 2000, les technologies de communication ont connu un essor sans précédent s’appuyant sur les composants optiques intégrés dont le procédé de fabrication met également en œuvre la photolithographie. Ces composants (switchs, splitters, modulateurs) ont donné lieu à la création de nombreuses start-up. Radiall souhaitait  offrir de nouvelles solutions d’interconnexion pour ces nouveaux composants.

L’interconnexion des composants se faisant fibre à fibre, la technologie de gravure silicium anisotrope permettait de réaliser collectivement un grand nombre de plateformes comportant chacune un grand nombre de sillons assurant  le positionnement précis des fibres optiques. L’alignement des fibres externes de la plateforme permettait le positionnement de toutes les fibres reliées au composant.

Cette technologie avait été développée par le LPMO (Laboratoire de Physique et Métrologie des Oscillateurs, aujourd’hui département Micro Nano de l’Institut Femto-St), intéressait Radiall qui souhaitait l’acquérir et la développer pour proposer de nouvelles solutions d’interconnexion à ce marché émergent.

A partir du back-ground technologique développé par le LPMO, le CTMN a assuré le transfert de technologie du LPMO vers la société Radiall. Ce transfert, réalisé sur une dizaine de mois, a permis de réaliser les premiers prototypes propres à la conception client, d’assurer la fiabilisation des procédés et leur développement à un niveau industriel (optimisation des différentes étapes procédé, définition des coûts de revient en production collective, conseil pour la définition des infrastructures et équipements de l’unité de production, …). Au cours de ce transfert financé par la société Radiall, le CTMN a accueilli un ingénieur de la société pendant neuf mois pour le former et assurer le transfert de savoir-faire.